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Poésie qui nous maintient
en état de désir...
ANDRÉE  CHÉDID

Un beau vers est comme un archet
promené sur nos fibres sonores.
ANATOLE  FRANCE
Les mots
sont un pays de merveilles
LÉON-PAUL  FARGUE

La création poétique
est d'abord une violence
faite au langage
OCTAVIO  PAZ

Tout le talent d'écrire ne consiste,
après tout que dans
le choix des mots
GUSTAVE  FLAUBERT

Un beau livre
c'est celui qui sème à foison
des points d'interrogation
JEAN  COCTEAU

Une chambre sans livre
est un corps sans âme
MARC  AUREL

L'inspiration chante toujours,
l'inspiration n'explique jamais
KHALIL  GIBRAN

Écrire est une façon de parler
sans être interrompu
JULES  RENARD

Tout homme porte en lui
un monde inconnu
qui naît et meurt en silence
ALFRED  DE  MUSSET

Je suis seul sur la route
et j'emporte à chaque pas
des débris d'arc-en-ciel
attachés à mes jambres
JEAN  GIONO

Créer est le seul domaine
où il faut se déposséder
pour s'enrichir
MALCOM  DE  CHAZAL

Il faut vivre pour écrire
et non pas écrire pour vivre
JULES RENARD

Ce qui est créé par l'esprit
est plus vivant que la matière
CHARLES  BAUDELAIRE

Créer, c'est tuer la mort
ROMAIN  ROLLAND

L'imagination est plus importante
que la connaissance
ALBERT  EINSTEIN

L'écriture
la peinture de la voix
VOLTAIRE




Texte Libre

poésie

Dimanche 17 juillet 2011 7 17 /07 /Juil /2011 14:08

  plume-bleue.jpg

 

Mes poèmes récents tirés de mon recueil :

"Qui ne meurt d'aimer"

(poèmes déposés en Editions)

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Je suis trace du temps

le ciel est mon témoin

 

voyageur d'univers

en une parcelle d'éternité

 

je recherche dans ma mémoire

vers un rêve d'impossibilité....

 

ton visage...

 

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L'été fuit déja vers l'automne

porte dérobée

le long des heures de passage

 

des troupeaux de nuages

protègent les étoiles dormantes

 

des vents de pluie naissent

dans les dernières semailles d'oiseaux

et j'ai souvenance de l'été

au fond de tes yeux pervenche.

 

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Femme en semaille

à la feuillée des doigts

 

gourmandise soyeuse

au parfum poivré

 

gerbe impudente

au pays de mon désir

 

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Sans s'exiler de ma mémoire

ton visage brûle mes nuits

ma trop tôt disparue

 

le silence de la trahison

en une fièvre somnanbule

 

et j'écris ce poème

pour que cicatrise en moi la Femme

 

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Je viendrai violenter ton sommeil

dans ton partir infidèle

 

à l'horizon de mon rêve

pour y noyer l'instant fugace

 

j'attente à la pudeur des mots

et ma lèvre épouse ta peau.

 

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Les brûlures de l'esprit

hantent mes nuits inachevées

 

j'ai connu le tumulte

et j'aspire au silence

 

ô oublier les morsures de la vie

aux respirés de tes lèvres.

 

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Être est essentiel

face à ton amour je suis

 

la vie moissonne

l'audace d'aimer

 

ton chant me dévisage

car tu es ma seule idendité.

 

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J'ai longtemps effeuillé

les nuits de mes amours

 

le froid habitait ton absence

dans le goût amer des souvenirs

 

la trahison est impie

et l'amour sublime le naufrage.

 

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J'avance à mots tendus

pour enfin te naître

 

mots posés par effraction

sur la page écrue de ta peau

 

pour ce qui reste du présent

après le présent

 

intensité du moment

dans la fièvre qui me houle.

 

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Vers la clarté cinglante

de la haute lumière

 

être perdu

dans l'espace de moi-même

 

 

dans les baisers du vent

où le ciel étincelle

 

j'irai me brûler

à ton incandescence

 

et mon désir en ton corps

ira se poser comme un oiseau sauvage.

 

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En un survol du songe

le temps ruisselle

sous le dais du jour

 

tes yeux de clairière

où danse une primevère

brillent vers l'éclair du frisson

 

sous l'aube où se couche la pluie

je cueille des oiseaux sur ton ventre nu.

 

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d'autres à venir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Par jacques-françois Dussottier - Publié dans : poésie
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Dimanche 26 août 2007 7 26 /08 /Août /2007 10:49
(cliquer sur la flèche au centre de l'image pour lancer la vidéo)
Par jacques-françois Dussottier - Publié dans : poésie
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Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /Juil /2006 14:49
   
POÈMES
  d'ADOLESCENCE :
j'étais mignon n'est-ce pas,  je n'ai pas changé.....
*****************************************


    poème écrit à 14 ans :
   
    MÉLANCOLIE
    Mélancolie, muse jolie
    tu sais que je t'appelle
    quand mon coeur a trop de peine,
    et toi, souriante,
    tu viens confiante,
    envahir mon coeur
    quand parfois j'ai peur,
    peur de ma solitude
    peur de mes habitudes
    qui peu à peu m'envahissent.
    J'essaie de me débattre
    et même de combattre
    mais non rien n'y fait
    il me faudrait la clé
    qui m'ouvrirait les portes
    d'un amour tant désiré,
    car il faut que je sorte
    de cet univers glacé
    où je suis prisonnier.
    Le jour viendra
    où je me souviendrai de toi
    mélancolie,
    et, en vieux amis
    nous remuerons les souvenirs
    qui m'ont tant fait souffrir.
*******************************
    poème écrit à 14 ans :
   
   
FIÈVRE
    Donne moi tes lèvres
    car j'ai la fièvre,
    j'ai soif de toi,
    viens dans mes bras,
    ces heures brèves
    sont comme un rêve,
    donne moi ton corps
    encore, encore...

********************************
    poème écrit à 15 ans :

    NOSTALGIE DE NOVEMBRE
    Te souviens-tu ô mon amour
    de ces jours gris de l'automne,
    de nos promenades jusqu'au point du jour ?
    Nous nous promenions heureux et enlacés
    les pieds foulant un tapis de feuilles mortes
    tombées des arbres aux branches décharnées
    insouciant aux bruits de toutes sortes,
    dans ce bois désert et silencieux
    à peine troublé par un zéphyr mouillé
    les yeux perdus dans un rêve amoureux.  
    Sans un mot, coeur battant, yeux baissés,
    de temps à temps, nous nous arrêtions,
    douce, tu coulais dans mes bras
    tes lèvres se faisaient alors suppliantes
    sur ta bouche je déposais mon hommage
    un long baiser nous unissait
    les lourds nuages qui couraient sur nos têtes
    ne pouvaient nous séparer.

*********************************
    poème écrit à 16 ans :

    NATURE
    Ô nature féconde, que tu es belle !
    que j'aime te parcourir avec elle !
    Prés, lacs, bois, en toute saisons
    tu es la magnificence, la déraison,
    cette vie sans cesse renouvelée
    engendre tant de beauté.
   Amour, nature, vous êtes complices
    et vous créez avec délices
    tant d'amour, tant de bonheur,
    que vous êtes tous deux chers à mon coeur.
    J'ai souvent frémi, tremblé
    à une odeur, à un baiser,
    et ma joie complète viendra
    quand tous deux seront à mon bras.

********************************
    poème écrit à 17 ans :

   MOISSON
    J'ai souvenance d'il y a bien longtemps
    de cette époque où l'été était brûlant,
    enfant aux jambes nues en pays de Beauce
    les champs m'attiraient en une sorte d'osmose.

    J'aidai les paysans aux moissons
    le fond de l'air était sec jusqu'à l'horizon,
    quel plaisir sous le bleu du ciel
    de toucher ce blé couleur de miel !

    Le rythme des hommes était lent
    les boeufs sous le joug ignoraient le temps,
    tout le travail se faisait en silence
    sans écho dans la plaine immense.

    La sueur perlait au front des gens
    la poussière volait en prenant son temps,
    le soleil brûlait, haut dans l'azur
    toute la vie du monde semblait un murmure.

    Le soir, le blé gerbé dans les charrettes
    avait laissé dans les champs place nette,
    nous reprenions alors le chemin de la ferme
    le corps et les membres fatigués à l'extrême.

    Que de souvenirs mon enfance est peuplée
    de ces paysans à l'échine voutée
    de cette campagne rude et sauvage,
    où j'ai laissé une partie de mon âge.

*************************************
    poème écrit à 18 ans :

    CHAGRIN
    Il pleut dans tes yeux
    ton regard est une rivière
    tes yeux une prière
    Il pleut dans tes yeux
    ton visage ruisselle
    de mille eaux, tu es belle
    Il pleut dans tes yeux
    perdue dans ton rêve
    tu pleures sans trêve
    Il pleut dans tes yeux
   
quel est ce gros chagrin
    qui me semble sans fin ?
    Il pleut dans tes yeux
   
je t'embrasse, la pluie s'arrête
    que t'arrive-t-il grosse bête ?
    Dans tes yeux, le soleil revient
    je te prends la main
    l'orage est parti, c'est plus sage

    la paix enfin envahit ton visage.
******************************************************************
  
Ces quelques poèmes d'adolescence font partie d'un ensemble de poèmes écrits entre
    12 et 18 ans, une quarantaine regroupés dans un recueil intitulé :
    "Omnia Vincit Amor"
    que l'on pardonne ce style dépassé de poèmes amoureux écrits à une époque où le  romantisme,
la tendresse et le respect existaient encore.

*******************************************************************

dans les fichiers suivants
vous retrouverez des poèmes

écrits à l'âge adulte

   
   



 

Par jacques-françois Dussottier - Publié dans : poésie
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Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /Juil /2006 14:00

HOMMAGE  d'un  AMI

 

 

 

Jacques-François DUSSOTTIER

 

A: Claudine, pourquoi plus particulièrement "A fleur de peau" et plus spécialement le poème Ecrire ?

C: Parce qu'il rassemble à la fois, la fonction et l'angoisse du poète. Dans ses trois premiers vers on peut lire

 

                                 Nu dans mon innocence d'homme

                                 Je m'égare au hasard de la langue

                                 Je vis de la vie des mots

  

Et puis cette chute, dans les deux derniers vers

 

                                 J'existe aux mots de l'amour

                                  Et la parole est femme au terme de mon poème

  

Cette poésie me parle directement. Comment pourrais-je lui resister?

 

A: Mon regard est plus Large. Je sens dans l'ensemble de la poésie de Jacques-François Dussotier une émotion tactile, charnelle, comme une invitation, avec une élégance et une pudeur à peine retenue, à saisir dans nos bras et les choses et les êtres. Puis il y a le choix des mots, leur assemblage, une musicalité qui chante à mon oreille et qui me confirme que les mots sont fait pour être dit.

 

                Et la parole est femme au terme de mon poème

                    Extrait de ECRIRE

 

                 En ta grève accueillante

                Je viendrai mourir

                 Dans le printemps de ton corps

                      extrait de LAGUNE

 

En m'autorisant la création de cet article, Jacques-François m'a confimer son amitié et nous en sommes particulièrement flattés

                                                         Aimé Avarre

 

Par jacques-françois Dussottier - Publié dans : poésie
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Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /Juil /2006 11:17

FRAGMENTS

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Éditions européennes POÊSIAS :

Dans les vents fânés de ma mémoire,
de mon corps terrestre avec ses cicatrices,
je rejoins la déchirure.


La poésie est le cri
dans l'insomnie du silence,
mots fugitifs de l'espoir
en alternance de la mémoire,
dans la nuit des songes
je fus cette voix.


J'avance dans mon espace
en le temps du verbe,
plainte hallucinée
dans l'enchevêtré des heures,
j'ai effeuillé les mots
en des terres d'innocence,
chaque poème vivre à l'infini
et toute poésie est errance.


J'enfante une écriture
au hasard des voyelles,
vocables enchevêtrés
sur des murs de papier,
tout dire en un seul mot
par la magie du verbe,
mais les mots sont capricieux
et ma main prisonnière.


Mots qui sont entailles
et disent les blessures
dans le silence d'une larme,
mots de nulle part
dans le vide du ciel
et la froideur des tombes,
le mot est un poème
dans le poème
et l'écriture devient lumière
vers l'espérance du jour.


Dans l'éphémère des lettres
suspendues à l'infini,
des mots rares
peignent de leurs feux
des sillages lunaires.

Poème, flamme obsessionnelle,
paré de lumière
tu t'inscrit dans l'instant sublimé.

La mémoire est future
en des clartés intérieures,
longues errances écrites
en un vécu des jours anciens,
au parvis de l'être
tous les pas furent tracés.


d'autres poèmes seront à venir




 
Par jacques-françois Dussottier - Publié dans : poésie
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